mardi 5 février 2019

Green book by Peter Farrelly

J'ai visionné ce film car il est sélectionné aux Oscars 2019 et j'aime, chaque année, regarder le plus de films possible de la sélection afin de faire mes propres pronostics. 


Sans rien savoir de l'histoire (comme à mon habitude! 😀), je partais confiante puisque j'apprécie énormémement les deux principaux acteurs, en tant que comédiens et aussi en tant qu'hommes d'après ce que l'on peut connaître d'eux via les entrevues qu'ils donnent. 

Auparavant, j'avais déjà grandement apprécié les prestations de Mahershala Ali dans Moonlight et Hidden figures. Deux autres films remarquables dont il sera aussi bien sûr question au cours de l'African American History Month challenge. 

Ce duo d'acteurs exceptionnels (le travail réalisé par Viggo Mortensen pour "devenir" Tony Lip est époustouflant!) sert un scénario qui nous apprend l'existence du "Green Book" des années 30 aux années 60 aux États-Unis. Ce guide publié par l'afro-américain Victor Hugo Green recensait tous les lieux où les personnes de couleur pouvaient se rendre lorsqu'elles voyageaient pour manger ou passer la nuit sans risquer de se faire humilier, agresser ou pire. 


C'est armés de ce guide que Don Shirley (Mahershala Ali) et son chauffeur d'occasion (Viggo Mortensen) partent en tournée dans le sud du pays. 


En plus de nous faire découvrir le quotidien des afro-américains de l'époque, Peter Farrelly met aussi en lumière Don Shirley, ce musicien extrêmement talentueux qui a lutté discrètement, sans gloire aucune, mais avec une force inouïe pour que les noirs américains soient considérés avec respect EN TOUT TEMPS. En effet, le contraste entre l'accueil chaleureux réservé au pianiste virtuose qu'il est dans la salle de spectacle et le refus sans appel de lui laisser utiliser les toilettes ou le restaurant par la suite est saisissant.


Malgré un sujet grave, le film est plein d'humour et cela donne au final un moment de cinéma très touchant, un film qui mérite, à mon humble avis, une statuette le 24 février prochain. 😉

jeudi 31 janvier 2019

African American History Month

Février, c'est l'African American History Month. Pour l'occasion, Enna organise un challenge que je vais essayer de relever : 



C'est à l'origine un défi principalement littéraire, mais je m'autorise quelques libertés en allant me promener du côté de la musique par exemple. 😉

En participant cette année, je veux aussi profiter de l'occasion pour rassembler au même endroit tout ce que j'ai lu, vu, et entendu sur ce sujet. C'est pourquoi, il y aura donc des re-publications; du coup, je fais à l'avance toutes mes excuses à celles et ceux qui ont déjà lu certains billets. Sorry.

Et... c'est parti! 

1 - 


“Seems to me it ain't the world that's so bad but what we're doing to it, and all I'm saying is: see what a wonderful world it would be if only we'd give it a chance. Love, baby - love. That's the secret.” 
Louis Armstrong

2 - Damoclès de Fatou Ndong (clic, clic)

3 - Impossible d'évoquer les afro-américains sans mentionner... Barack Obama! Je n'ai pas encore eu l'occasion de lire aucun de ses livres, ni de regarder les films inspirés de sa vie, mais la référence à sa présidence sur cette photo m'ayant fait sourire, je la partage avec vous ici aujourd'hui :



5 - Longtemps avant Barack Obama, un autre président a énormément compté dans l'histoire des afro-américains. Abraham Lincoln demeure en effet associé à l'abolition de l'esclavage.

Pour évoquer ce sujet, je vous propose un livre et un film :


*Lincoln de Steven Spielberg
*Catfish de Maurice Pommier


 (cliquez sur l'image)

6 - Green book by Peter Farrelly (clic, clic)

7 - L'évocation de "Green Book" hier constituait le premier billet d'une série de trois qui ont pour point commun le remarquable Mahershala Ali. La première fois que je l'ai vu, c'était dans le chef-d'oeuvre de Barry Jenkins "Moonlight" (clic, clic).

8 - Autre merveilleux film mettant en scène des afro-américains, ou plutôt ici des afro-américaines : Hidden figures by Theodore Melfi avec une fois encore le talentueux Mahershala Ali.  

9 - Pour faire écho à la dernière publication d'Enna, j'ai été fouiller dans mon blog pour retrouver mon billet sur The Color Purple d'Alice Walker.

10 - Retour au cinéma avec un autre excellent film en lien avec ce challenge : Loving de Jeff Nichols.

11 - Je ne serai pas en mesure de publier de billets durant toute la semaine prochaine, car je serai en préparation d'un film et donc très occupée. Du coup, je vais un peu "tricher" en ajoutant dès maintenant plusieurs liens. 😉 (Mais bon, comme dit Enna: c'est mon blog, je fais ce que je veux!!!! 😀)

Je reviens à la littérature avec le livre qui, pour moi, est le plus beau, le plus complet, le pus touchant sur ce thème des afro-américains. C'est, à mes yeux, un chef-d'oeuvre dont j'ai déjà tiré de nombreuses citations, et qui continue de m'éblouir à chaque fois que je le consulte: Le temps où nous chantions de Richard Powers

14 - Un autre livre que j'avais beaucoup apprécié également s'intitule Motel Lorraine. L'auteure québécoise Brigitte Pilote adopte ici un mécanisme que j'adore. Elle écrit sur tout ce qui se passe avant et après l'assasinat de Martin Luther King dans ce fameux Motel de Memphis. C'est brillant! Et en même temps, cela permet de poser de multiples questions sur la perception que nous avons des événements qui se déroule dans le monde.  

15 - Comme je viens d'évoquer Martin Luther King, je ne peux résister à l'envie de partager ici cette photo que j'aime beaucoup du pasteur et de sa fille Bonnie. Un homme, un père, dans toute la simplicité des petits gestes. On oublie trop souvent que ces grandes figures de l'histoire étaient aussi des hommes et des femmes « comme tout le monde ». 



16 - Il est un autre domaine au sein duquel si l'on supprimait les afro-américains, il y aurait ma foi un grand vide, c'est... la musique!

J'ai ouvert ce challenge avec l'incontournable Satchmo. Je poursuis ici avec un autre monstre sacré: Ella Fitzgerald.




17 - On retrouve aussi bien sûr les afro-américains dans la peinture. L'un des plus connus demeure sans doute Jean-Michel Basquiat.


 

Il a dit un jour ceci : 

« Je ne suis jamais allé en Afrique. Je suis un artiste qui a subi l’influence de son environnement new-yorkais. Mais je possède une mémoire culturelle. Je n’ai pas besoin de la chercher, elle existe. Elle est là-bas, en Afrique. Ça ne veut pas dire que je dois aller vivre là-bas. Notre mémoire culturelle nous suit partout, où qu'on se trouve ».

C'est en effet quelque chose qui me semble très complexe, ce rapport des afro-américains à l'Afrique. Je me demande s'il existe un livre qui traite en particulier de ce sujet. En connaissez-vous un ?

18 - Petit passage par ici après une semaine de pure folie! Comme la semaine à venir va être tout aussi occupée, je suis malheureusement obligée de déclarer forfait pour ce beau challenge. 

Je veux tout de même terminer ce billet avec une liste des auteurs noirs américains dont j'aimerais lire un livre!

Je commence donc avec 
Toni Morrison

dont je n'ai jamais rien lu. Grosse lacune!


19 - Il y a aussi

Richard Wright

dont je me souviens avoir lu il y a très longtemps « Black boy » que je voudrais relire.

20 - Sans oublier

Alex Haley

21 - Ou encore

James Baldwin

Voili, voilou. C'est tout pour cette année. Désolée.

mardi 22 janvier 2019

Une promesse de Sorj Chalandon

Eh ben dis donc. Fiou! Voici une lecture qui percute! Qui frappe fort! Qui remue.

Je ne savais pas de quoi parlait ce roman avant de l'ouvrir. Je lis rarement les quatrièmes de couverture ou les avis sur un livre. J'aime me laisser surprendre et arriver totalement vierge de toute idée lorsque je débute une lecture. J'ai donc découvert ici que les thèmes centraux de ce roman sont la mort et l'oubli


Donc, non, ce n'est pas joyeux, joyeux, mais c'est pourtant sublime! L'émotion ressentie au fil des pages de ce livre est profonde et parfois même douloureuse, mais jamais triste ou déprimante. 

Le départ de ceux que l'on aime lorsqu'arrive la fin de la vie est un passage, un voyage, une page à tourner, un livre à refermer. Ici, il faut plusieurs mois, un groupe d'amis et une vieille lanterne pour accepter le départ d'Étienne et Fauvette, pour refermer le porte de Ker Ael.

J'ai eu un peu de difficulté au début à entrer dans l'histoire; il y avait beaucoup de personnages; les situations demeuraient confuses. Et puis, et puis, et puis... la magie Chalandon a opéré et, oui, je rejoins à 100% les jurés du Prix Médicis* qui lui ont décerné ce prix pour ce livre en 2006. 

*Bref rappel, le Prix Médicis récompense « un roman dont l'auteur n'a pas encore une notoriété correspondant à son talent ».



Et parce-que ses mots à lui sont bien plus importants que les miens:

«Le bosco ouvre la lucarne du grenier. Il ferme les yeux. Il respire l'humide. Il sent dans ses cheveux comme trois doigts de vent frais. Il regarde vers l'ouest. Il regarde les toits, les arbres, le ciel qui traîne. Il n'a jamais pensé qu'on pouvait regarder le silence, qu'on pouvait voir le calme et la paix comme on regarde un lac.»

L'avis de l'expert 😊:

Anne a lu TOUS les livres de Sorj Chalandon!!! Et elle l'a aussi rencontré!!!! 
J'ajouterai le lien vers ses billets pour chaque lecture que je ferai des livres de ce grand écrivain. 


👩 
(clic, clic)



mercredi 16 janvier 2019

Seule Venise de Claudie Gallay

Première participation de l'année au challenge d'Enna et... première petite déception. 
J'ai choisi de lire Seule VENISE de Claudie Gallay afin de compléter la colonne LIEU de ma première ligne.



Il s'agit bien d'un livre de Claudie Gallay avec toutes ses composantes : les petits détails de la vie, les sentiments intimes et pourtant universels, les clins d'oeil culturels, l'écriture touchante de simplicité et d'autenticité, le souffle poétique qui traverse l'oeuvre par moments. 



Mais... l'impact est moindre que dans Les déferlantes, ou mieux encore Une part de Ciel. Ici, les éléments sont disposés, juxtaposés et l'histoire se tient bien, mais il m'a manqué une certaine maturité peut-être, une mélodie, un ton, le ton de l'auteure qui m'a séduite dans ses deux autres romans.    

Cherchant à comprendre les raisons de ma déception, j'ai visité la bibliographie de Claudie Gallay et il semblerait que ce soit bien de maturité dont il soit question: 😉

 - Seule Venise > 2004

 - Les déferlantes > 2008

 - Une part de ciel > 2013

Mon prochain Claudie Gallay sera donc sans aucun doute son plus récent livre : La beauté des jours. Je sens que je vais me régaler!!!!

Entre temps, je vais appliquer cette "recette de la maturité" à Sorj Chalandon. Son premier roman Le petit Bonzi m'a un peu laissée sur ma faim et je commence donc aujourd'hui le livre qui lui a valu quelques années plus tard le prix Médicis : Une promesse. 

lundi 7 janvier 2019

De nouveaux coquelicots

Pourquoi attendre l'été ? 😊

Voici, dès maintenant, les nouveaux venus au sein de ma collection de coquelicots.





 




Pour celles et ceux qui en veulent encore plus, voici le lien vers les premiers coquelicots apparus sur ce blog :


https://marionparciparla.blogspot.com/2018/04/le-retour-des-coquelicots.html

jeudi 3 janvier 2019

Les déferlantes de Claudie Gallay

Le temps des fêtes s'achève et, avec lui, ce livre de Claudie Gallay qui m'a accompagné au cours des dernières semaines.


J'aime lire cette auteure, j'aime la façon dont elle parvient à créer une proximité entre ses personnages et le lecteur. J'ai l'impression de retrouver un peu de moi, un peu de ma famille, un peu de mes amis, un peu de tous et chacun dans ces personnages qui, pourtant, ont leur existence propre et bien loin de tout ce que j'ai pu connaître. 

Il n'est pas question ici d'identification comme avec certains autres écrivains, mais bien de proximité. On comprend les personnages de Claudie Gallay, on aime avec eux, on doute avec eux, on a mal avec eux, on se réjouit avec eux, on les côtoie au point de presque pouvoir sentir leur souffle.

Je crois que ce qui procure ce sentiment est peut-être dû en partie au fait que l'auteure décrit l'intimité, les détails du quotidien de manière toute naturelle, avec des mots simples.

À cela vient s'ajouter une poésie des circonstances et de la contemplation. 

Pour écrire ses romans, on a l'impression que Claudie Gallay s'est assise dans un petit recoin stratégique du monde et qu'elle a simplement regarder les hommes vivre. Et lorsqu'ils deviennent trop ennuyeux, elle tourne le regard vers la mer ou les montagnes le temps de retrouver le goût de poursuivre, et elle reprend ensuite le fil de son histoire.

Terminer ce livre a le goût d'un lendemain de fête. C'est fini. On est un peu triste, mais pas trop tout de même, car on sait avec certitude que ça reviendra.

Mises à jour

De nouvelles images sont venues enrichir ma collection de références en matière de costume. J'ai donc décidé de regrouper les différentes planches modifiées en un seul et même billet que voici :






Et, tant qu'à faire, voici également les autres liens. Ainsi, tout sera au même endroit. 







Ai-je précisé que l'une de mes résolutions pour 2019 est d'être plus organisée?!? 😁