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vendredi 3 mai 2019

Une forêt d'arbres creux d'Antoine Choplin


Après:

 - la peinture et la guerre d'Espagne dans Le héron de Guernica;
 - la photographie et le combat humaniste de Vaclav Havel pour son pays dans Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar;

Cette fois-ci, c'est le dessin et le camp de Terezin qu'Antoine Choplin choisit de rapprocher pour raconter l'être humain, sa sensibilité, sa force, sa vulnérabilité et sa détermination.


En une succession de courts chapitres ciselés, cet auteur de qui je suis un peu plus sous le charme à chaque lecture, crée une émotion intense, rappelle l'Histoire et invite à contempler les détails du quotidien pour y déceler la grandeur des choses de la vie et la chance infinie que représente la liberté. 

Un grand et beau moment de lecture et d'humanité.
  

Cette FORÊT d'arbres creux complète la colonne VÉGÉTAL de ma première ligne pour le:

samedi 9 mars 2019

Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar d'Antoine Choplin

J'ai retrouvé dans ce livre les éléments que j'avais déjà beaucoup aimés dans Le héron de Guernica, le précédent livre d'Antoine Choplin que j'avais lu, à savoir:


*cette manière de raconter les petites histoires de la grande Histoire;
*cette utilisation de l'art (ici la photographie remplace la peinture que l'on trouvait dans Le Héron de Guernica) faite par les "témoins", des êtres aux yeux grands ouverts;
*cette approche de la solitude comme une condition agréable permettant l'éveil d'une sensibilité particulière (ou en étant la conséquence?).

Malgré tout ce qui précède, je n'ai pas totalement retrouvé la "voix" d'Antoine Choplin qui m'avait tant séduite dans Le héron de Guernica. Pourquoi ? Je ne saurai pas trop le dire... Pas de petite musique poétique cette fois-ci, ou bien je n'ai pas su l'entendre.

Cela ne m'a toutefois pas empêchée d'apprécier grandement ma lecture puisque la grande Histoire évoquée ici est celle de Vaclav Havel. 


J'ai choisi cette photo car, dans le livre, c'est Tomas qui la prend!
Une vague de nostalgie m'a submergée au fil des pages alors que je redécouvrais la vie de cet homme que j'ai tant admiré. Cet homme qui a, pendant de nombreuses années, représenté tous mes idéaux et dont les paroles et les actes m'ont toujours semblé d'une grande justesse et empreints d'un humanisme qui fait tant défaut à notre monde.


                                       Cette lecture me permet de compléter la colonne PRÉNOM de ma première ligne du Petit Bac 2019 chez Anne : 

dimanche 7 mai 2017

Le héron de Guernica d'Antoine Choplin

La guerre. 

On l'étudie à l'école, la guerre.
On la voit dans les journaux (télévisés ou pas), la guerre.
On en parle et on la commente, la guerre.
On voudrait faire notre part pour qu'elle disparaisse, la guerre, alors parfois on défile... pour la paix.
On voit des films sur la guerre.
On lit des livres sur la guerre.

Finalement, on n'en sait rien de la guerre, on ne la connait pas, elle demeure abstraite, un mot, un concept, quelque chose qui se déroule là-bas, loin.

J'ai la chance de ne l'avoir jamais croisée, la guerre. Jamais. 



Pourtant, le livre d'Antoine Choplin (que j'ai refermé il y a quelques jours), m'a permis de la « sentir » la guerre, dans mon corps, dans ma respiration qui s'est jointe à celle de Basilio, petit peintre de hérons cendrés surpris par les bombardements en pleine séance de dessin.

On déplore souvent que les livres n'aient pas d'odeur, de sons, de texture autre que celle du papier. Antoine Choplin a remédié à ça. Ses mots donnent vie à ce qu'ils décrivent.

C'est justement le grand problème de Basilio lorsqu'ils peint des hérons : comment donner vie à ces quelques lignes colorées représentant l'oiseau ? Les grands artistes y parviennent. Antoine Choplin est un grand écrivain.



Cette lecture constitue la colonne Animal de ma seconde ligne pour :