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samedi 23 avril 2022

Couchés en étoile dans la combustion des jours de Sophie Jeukens



Entre ce recueil de poésie et moi se déroule une histoire un peu singulière.


Lorsque le communiqué de presse m’est parvenu, les mots ci-dessous m’ont tout de suite convaincue de le lire :


 

Dès qu’il est arrivé, je me suis donc jetée dessus et l’ai lu d’une traite (ce qui est très rare pour moi lorsqu’il s’agit de poésie. Je lis généralement un poème, puis lui laisse le temps de grandir en moi pendant plusieurs jours avant de lire le suivant).


Mais en tournant la dernière page, je n’ai pas été totalement séduite. Un petit “quelque chose” me troublait sans que je puisse dire quoi.


Alors je l’ai relu illico, en sens inverse, en commençant par la fin, et… j’ai compris 😊.


Presque chaque poème fonctionne de la même manière : il débute avec de puissantes et extrêmement poétiques lignes, puis une dernière phrase vient conclure le poème, une phrase toute simple, qui rappelle que malgré la poésie, la réalité demeure et peut être crue. 


Je ne sais pas dans quelle mesure cela est délibéré ou pas de la part de la poétesse, mais c’est ainsi que je le perçois et, pour moi, ça ne fonctionne pas ainsi. Lorsque je m’évade dans la poésie, je ne veux pas qu’on me ramène trop vite à la réalité.


Du coup, vous savez quoi?!? Je l’ai relu une troisième fois ! 😄 Mais en omettant de lire les dernières phrases de chaque poème et je me suis régalée. 

J’espère que l’autrice ne m’en voudra pas de cette appropriation. C’est un peu comme acheter un vêtement de marque et le modifier pour se sentir à l’aise en le portant. Désolée. 🙈


Mais bon, je trouve personnellement le résultat de ma relecture “tronquée” très satisfaisant :



Quelle est la phrase que j’ai n’ai pas copiée ici et qui conclut le poème ?


Hé, hé, pour le savoir, il vous faudra lire le recueil ! 😜


C’est aux éditions Ta mère et ça paraîtra très prochainement.


Bonne lecture.

mercredi 22 septembre 2021

Après Céleste de Maude Nepveu-Villeneuve

''Faire son deuil''...  Combien de fois entendons-nous cette expression ? Que signifie-t-elle exactement ? Il serait bien long de répondre à cette question. 

Plutôt que de tenter de le faire et de passer à-côté de bien des éléments, je vous invite tout simplement à lire ''Après Céleste'' de Maude Nepveu-Villeneuve.

                                       

Le deuil dont il est question ici est celui d'une enfant non-née, qui se serait appelée Céleste.

Dans une prose simple et douce, l'auteure dit la douleur, la rage parfois, la dépression, les larmes, etc... 

Mais ce n'est pas ce que l'on retient essentiellement après cette lecture. Non, ce que l'on retient, ce sont tous les petits éléments qui mis bout-à-bout permettent d'aller de l'avant, de survivre à une épreuve, de continuer d'avancer, de reprendre goût à la vie.

Ces éléments seront bien sûr différents pour chacun. Pour Dolorès, le personnage principal de ce roman, ce sont un oiseau blessé, une voisine qui joue aux cartes, une petite fille qui s'ennuie et un village entouré de forêts.

Alors que l'on se concentre sur la ''guérison'', les expériences s'accumulent, des rencontres ont lieu, la vie nous répare à notre insu.

Et, un beau matin, juste comme ça, on va mieux. 😊

Maude Nepveu-Villeneuve a écrit ce livre à propos de ce ''juste comme ça'' (qui parfois prend des mois ou des années). Et c'est une réussite. L'auteure a su décrire en toute simplicité des émotions parfois intenses et confuses. Le deuil est un processus, une traversée. Il n'existe pas de raccourci.

Ou peut-être que si après tout, peut-être que des raccourcis existent. Peut-être. Dans les maisons de Moreau. On dit que certaines d'entre elles sont magiques. 😉


samedi 19 septembre 2020

Que reste-t-il?

De toutes ces pages lues, de tous ces personnages rencontrés au fil des pages, de toutes ces idées mises en mots, de toutes ces émotions éprouvées, que reste-t-il après quelque temps?

Un ami étudiant en littérature me questionnait tout récemment sur la raison d'être d'une lecture si celle-ci ne mène pas au minimum à une analyse pour soi-même et mieux encore à une recension, à un partage avec d'autres.

La réponse du simple plaisir, immédiat et souvent éphémère, toute épicurienne et satisfaisante soit-elle au premier abord laisse cependant un goût d'inachevé, une sensation d'incomplétude.

L'on sait aussi (pour l'avoir expérimenté à quelques reprises) que l'excès et le caractère systématique des ''critiques'' après lecture peut amoindrir et voire anéantir (temporairement!) le désir de lire et/ou d'écrire. Quoi de plus triste que cela?


Quelques-uns de mes livres dans mon ''Walden'' de Colombie-Britannique :)

Ce long préambule a pour objet d'introduire une nouvelle ''technique'' bloguesque consistant à parler des livres seulement quelques jours, semaines, mois après les avoir refermés.

Qu'en reste-t-il? Qu'avons-nous retenu? Quels sentiments demeurent? Quels sont les histoires qui subsistent? Quels mots font trace? Quelles situations? Quels concepts? Quelles émotions? Qui? Quoi?

A venir donc, des retours sur les livres qui ont traversé ma vie dernièrement. S'y sont-ils arrêtés? Pour quelques heures seulement ou pour l'éternité? L'exercice promet d'être intéressant! 😊


samedi 30 juin 2018

Ces jours-ci

Ces jours-ci, je m'émerveille devant les petits détails qui font la beauté de la nature : 


Ces jours-ci, je m'amuse avec les paysages en vue d'illustrer un livre pour enfants :









Ces jours-ci, la lecture du blogue de Valérie me fait découvrir une intéressante interview de Christian Lacroix me rappelant pourquoi le costume me passionne tant :

               

Ces jours-ci, je découvre sur Babelio une bien belle façon de parler d'un coup de coeur, si jolie d'ailleurs que je ne résiste pas à l'envie de la partager avec vous ici :

À vouloir saisir les ailes d'un papillon, on peut réduire en poussière ses couleurs chatoyantes. Aussi ne ferai-je qu'effleurer ce roman, de crainte d'en ôter la magie...

mercredi 20 juin 2018

Été

L'été est de retour! 😊 Il fait beau, il fait chaud, et la Colombie-Britannique est plus "beautiful" que jamais ! 

J'ai quitté Nanaimo après avoir donné vie à Vardo et Kanandra :





De retour à Port Coquitlam pour quelques jours, je me suis procurée quelques lectures estivales :

Et je suis maintenant en route pour Kamloops, puis Heffley Creek où je vais m'occuper de tous ces beaux chevaux qui vivent à Epona Rise Retreat Center (je crois que c'est la première fois que j'en parle sur le blogue, mais oui, les chevaux sont une autre de mes passions !) : 



Je vous souhaite à toutes et à tous un merveilleux été ! 🌞