Je pense que ce livre est le tout premier de la série des Sherlock Holmes puisque l'on y assiste à la rencontre de Watson et de Holmes. Après avoir emménagé ensemble, ils s'attaquent à leur première résolution commune d'une énigme.
Tout est bien ficelé, efficace, addictif, comme toujours.
Cependant, il y a un long, très long, très très long passage sur le mormonisme qui dure pendant plusieurs chapitres. Certes, cela nous explique au final le mobile du meurtre, mais c'est vraiment une gigantesque parenthèse et c'est un peu déroutant. J'ai même pensé à un moment que ce roman était en fait un recueil de nouvelles et que cette histoire au sein de la communauté mormone constituait une seconde nouvelle. Mais non, après vérification de la table des matières, il s'agissait bien de la suite de l'histoire et effectivement, le lien se fait à la toute fin avec l'énigme du début. Cette structure est vraiment surprenante. En dépit de cela, j'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver les deux célèbres compères.
Cette lecture complète la colonne COULEUR de ma deuxième ligne pour le :
remplit vraiment pleinement son rôle : me permettre dedécouvrir des auteurs italiens et de combler en même temps quelques-unes de mes nombreuses lacunes.
Aujourd'hui, c'est donc Milena Angus que j'ajoute à ma liste de belles découvertes de ce joli mois de mai.
La consigne du jour était que l'histoire se déroule en Sicile ou en Sardaigne, or nous sommes ici à Cagliari.
Les personnages que nous suivons sont trois soeurs : l'une est vieille fille, la seconde est nymphomane et la dernière est une incorrigible romantique.
Dans un palais au charme désuet, le ton presque « enfantin » de l'auteure nous invite dans une petite bulle de fantaisie malgré des sujets pas si légers qu'il y parait.
En effet, il est question d'amour, d'enfants, de famille, mais aussi de... suicide ! Oui, encore ! Ce thème me poursuit j'ai l'impression, mais même un tel événement prend dans les pages de ce roman une teinte moins dramatique que d'habitude.
J'ai aimé cette lecture, mais je constate cependant qu'ayant tardé à rédiger mon billet, elle a déjà commencé à s'effacer de ma mémoire... Mince !
C'est mon premier Baricco ! Bon, j'ai vu Soie au cinéma, mais ce n'est pas pareil.
Mon amie Lucie avait lu tous les titres de cet écrivain et je comprends maintenant pourquoi. La façon dont Baricco mêle vie et musique est tout simplement unique et d'une puissance inouïe.
Et puis, il y a la mer qui tient un rôle majeur dans ce livre, ce qui ne pouvait que me séduire. 😊 Souvenez-vous...
Et puis, c'est du théâtre, cette forme d'écriture qui même lorsqu'elle est simplement lue sans aucune mise en scène confère une proximité palpable avec les personnages. Et puis, il y a ce clin d'oeil au très grand Italo Calvino. Et puis, quand on pense que tout est terminé, arrive la postface écrite par Françoise Brun, un merveilleux point d'orgue.
Mais ce qui n'appartient qu'à lui, c'est l'étonnant mariage entre la jubilation de l'écriture, la joie d'être au monde et de chanter, et le sentiment prégnant d'une fatalité, d'un destin. Un destin qui, par quelque signe invisible, a écrit d'avance chacune de nos vies, et qui fera feu de tous bois pour s'accomplir. Un certain « désespoir » traverse peut-être, vif et léger, les livres de Baricco. Mais c'est que la vie humaine est finie, délimitée, quand le monde, lui, est immense, infini, merveilleux et terrible. Et de cette multiplicité infinie du monde, aucun texte jamais, aucune musique, ne pourra rendre compte.
Et puis... Et puis... Et puis... Lucie avait raison : quand on commence à lire Baricco, on ne peut plus s'arrêter !
Cette lecture est une nouvelle étape de mon Viaggio, en ce mois de mai aux couleurs de l'Italie, et c'est aussi la colonne LOISIR de ma deuxième ligne du Petit Bac.
Dans le cadre du mois italien, qui est une escale majeure du
ce 11 mai est consacré à la gastronomie.
J'avais mis de côté plusieurs recettes de tiramisu « spéciaux » et l'occasion a donc fait le(s) larron(s). Nous avons opté pour un tiramisu... aux spéculoos ! L'idée est toute simple : remplacer les biscuits habituels par... des spéculoos. Et voici le résultat ! 😊
De côté et du dessus. Oui, c'était très bon, mais... pas autant qu'on se l'était imaginé. En fait, les spéculoos sont des biscuits très bons en eux-même, or dans le tiramisu, ils avaient un peu perdu leur goût ce qui était dommage. Et, pour ce qui est du tiramisu en tant que tel, il avait lui aussi perdu de sa saveur, car les spéculoos étaient très sucrés en comparaison des biscuits utilisés généralement et ce n'était donc plus véritablement du tiramisu. Bref, la prochaine fois, on fera un VRAI tiramisu et, une autre fois, on grignotera des spéculoos, mais pas les deux en même temps ! 😁
La guerre. On l'étudie à l'école, la guerre. On la voit dans les journaux (télévisés ou pas), la guerre. On en parle et on la commente, la guerre. On voudrait faire notre part pour qu'elle disparaisse, la guerre, alors parfois on défile... pour la paix. On voit des films sur la guerre. On lit des livres sur la guerre. Finalement, on n'en sait rien de la guerre, on ne la connait pas, elle demeure abstraite, un mot, un concept, quelque chose qui se déroule là-bas, loin. J'ai la chance de ne l'avoir jamais croisée, la guerre. Jamais.
Pourtant, le livre d'Antoine Choplin (que j'ai refermé il y a quelques jours), m'a permis de la « sentir » la guerre, dans mon corps, dans ma respiration qui s'est jointe à celle de Basilio, petit peintre de hérons cendrés surpris par les bombardements en pleine séance de dessin.
On déplore souvent que les livres n'aient pas d'odeur, de sons, de texture autre que celle du papier. Antoine Choplin a remédié à ça. Ses mots donnent vie à ce qu'ils décrivent.
C'est justement le grand problème de Basilio lorsqu'ils peint des hérons : comment donner vie à ces quelques lignes colorées représentant l'oiseau ? Les grands artistes y parviennent. Antoine Choplin est un grand écrivain.
Cette lecture constitue la colonne Animal de ma seconde ligne pour :
Quand j'ai vu ce film au Festival Cinéma du Monde de Sherbrooke il y a quelques semaines, j'ai été totalement bouleversée. Ce qui est amusant, c'est que j'ai vu il y a presque 20 ans de cela, un autre film avec Valeria Bruni-Tedeschi : les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel. Ce sont les deux seuls films avec elle que j'ai vu et dans les deux elle incarne une personne « borderline », « bipolaire » ou whatever, une personne qui ne correspond pas à la « normalité » telle que définie par notre société, une personne comme moi. Mais tous les spectateurs dans la salle n'avaient sans doute pas ce point commun avec le film et pourtant tous vibraient, tous ont ri, tous ont pleuré, tous ont aimé ces deux nouvelles Thelma & Louise, tous ont applaudi à ce film qui donne à réfléchir, à aimer, à se sentir humain.
Mes mots ne sauront sans doute pas bien rendre ici la grandeur de ce film, mais je trouve que ceux de Noémie Luciani en dresse un portrait très ressemblant. Pour ma part, je vais juste partager avec vous quelques moments de ce film qui m'a fait tellement de bien et qui peut permettre à ceux qui le voient de mieux comprendre ce qu'est notre quotidien, à nous, celles « qui sont nées tristes ».
Ici, la lumineuse Valeria Bruni Tedeschi est dans une institution... en tant que patiente, mais elle se prend plutôt pour la grande patronne de l'endroit et... c'est absolument charmant ! On sourit.
Ici, c'est l'arrivée de Micaela Ramazzotti, absolument merveilleuse en jeune femme cabossée, et notre « grande patronne » saisit l'occasion pour se faire passer pour la doctoresse de l'établissement :on rit aux éclats !
Ici, l'hommage à Thelma & Louise est évident : on se sent tellement libres !
(les costumes rétro et la voiture sont dûs au fait que les deux femmes se trouvaient, dans le film, sur un tournage de film, mais au « Coupez ! »... elles ont continué à rouler !)
Ici, elles sont épuisées de lutter, fatiguées d'expliquer, veulent simplement vivre, ne plus être tristes, avoir droit au bonheur. On pleure... beaucoup.
Et tout ceci se passe dans une magnifique Italie admirablement bien filmée par Paolo Virzi.Ça s'appelle comment un film sans défauts ? Un chef-d'oeuvre ?
En mai, le challenge Il viaggio devient Le mois italien. Cela signifie simplement que c'est la même chose, mais... en plus intense ! 😊 Je vous invite à découvrir le programme complet en cliquant sur cette image :
Pour ma part, voici quelles sont mes prévisions : 1er mai : présentation via le présent billet > jusqu'ici, tout va bien ! 😉 5 mai : je voudrais vous parler d'un fabuleux film que j'ai eu la chance de voir lors du Festival Cinéma du Monde de Sherbrooke > La pazza gioia de Paolo Virzì. 11 mai : à la maison, nous profiterons de cette journée dédiée à la gastronomie italienne pour tester une nouvelle recette de Tiramisù. 14 mai : place au théâtre avec le très très très beau Novecento : pianiste d'Alessandro Baricco. 17 mai : je devrais d'ici là avoir lu et vous présenter un roman de Milena Angus : La comtesse de Ricotta. 25 mai : retour en enfance avec Leo Lionnidont je liraiFrédéric et compagnie. 31 mai : une pause musicale pour terminer ce mois italien ? Ce sera pour ma part avec l'éternelle, la sublime, l'unique Norma de Bellini.